Coach, coaching
Réflexions sur la démarche du coaching, les réalités du coach et du coaché
Par Mary
Mon blog déménage ! Et oui… il se détache de mon site professionnel et va vivre sa vie tout seul.
Vous pouvez le voir ici avec ses nouvelles couleurs. Mais c’est toujours moi, moi qui parle de changement, de situations, de projets… Tout ce qui lie l’homme à sa problématique existentielle.
Par Mary
Pour certains, la démarche de coaching par téléphone est évidente. Pour d’autres, cette façon de communiquer s’adaptent mal aux démarches d’accompagnement.
Sur de nombreux sites, on retrouve les mêmes arguments pour défendre le coaching par téléphone : pas de déplacement, endroit privé et sécurisé, tarif moins élevé.
La suite de cet article a été placé sur mon nouvel espace de blog professionnel
Par Mary Gohin
On emploie l’expression ” Le cordonnier est mal chaussé” quand on n’utilise pas la compétence principale de notre métier. Très certainement par manque de temps. Or c’est exactement ce temps qu’il m’était nécessaire de préserver.
La problématique pouvait paraitre insurmontable : j’avais 2 jours pour trier 6 Go de photos de façon à produire un album photos numérique ! Mais, soit cette problématique était de l’ordre de l’ennui, du souci, soit de l’ordre du problème. La solution d’un problème existe forcément. La solution d’un souci est beaucoup plus difficile à discerner parce que, la plupart du temps, derrière le souci se cache une question, une peur, une colère.
Je suis donc partie du principe qu’il y avait une solution et que j’étais capable de la trouver, donc de trier 6 Go de photos pour n’en conserver qu’une centaine, soit 1Go, de façon à me retrouver avec un album qui pourrait se montrer aux autres sans les écraser d’ennui.
Là , je suis bien cordonnier ! Faire trouver la solution est tout à fait dans l’ordre de mes compétences et sans aucun doute ma compétence première. Il fallait donc que je me coache moi-même. Le coaching étant fondé sur une méthode à base de questions, mon problème se résumait donc à me poser les bonnes questions.
Derrière la question “Comment éliminer autant de photos, en si peu de temps ?”, il y a la bonne question qui permet de répondre : “Sur quels critères baser la sélection ?”.
Alors “En quoi la photo souvenir de vacances est-elle importante pour moi ?” Je suis partie de mes anciens albums, ceux que l’on faisait encore en collant des photos sur des cahiers prévus ou non à cet effet et j’ai vu que si je me souvenais du moment de la prise de vue, la photo restait pour moi chargée de toute son émotion. La réponse à ma question était donc simple : à partir du moment où je me souvenais de la prise de vue et que cette photo racontait une histoire à elle toute seule, alors elle était importante, alors je devais la sélectionner.
Ce n’est donc qu’après ce premier critère que j’ai appliqué celui que j’aurais sans doute pris en premier, si je n’avais pas utilisé le coaching : la belle photo, celle qui a une bonne résolution et de belles couleurs. Une photo est faite pour transmettre une émotion et c’est cette émotion qui lui donne son importance.
Je me suis ainsi bien chaussée et j’ai gagné du temps, gagné à utiliser pour moi ce que je donne aux autres, me permettant de perfectionner encore l’art des questions qui permet l’utilisation de toutes ses propres ressources.
Par Mary Gohin
Au cours de mes accompagnements, je suis surtout confrontée à la peur du changement chez mes clients. Il existe une multitude de craintes lorsque nous sommes face à la mise en oeuvre d’une situation nouvelle. Nous pouvons redouter le succès autant que l’échec, et – dans les relations – l’engagement autant que de rejet. Le cÅ“ur du problème est simplement que nous n’aimons pas le changement et cette peur est une entrave à la mise en action.
Nous sommes attachés à nos moindres routines, même si elles nous agacent et nous rend esclave et cet attachement est réalisée avec une drôle de ténacité.
Le changement nous inquiète, même si ce changement est complètement et totalement désiré. On va imaginer, se projeter sur un avenir négatif donne raison à notre inertie.
L’expérience montre, cependant, que les craintes que nous éprouvons face à l’un des principaux changements sont souvent trompeuses. Elles sont aggravées par notre connaissance et l’idée que nous avons encore la liberté de choisir. Une fois dans l’action, la plupart des craintes disparaissent. Agir est le meilleur remède à ces peurs.
Il faut regarder ses peurs et identifier le problème qu’elles soulèvent parce qu’une fois qu’on a nommé le problème qui nous préoccupe, on peut alors chercher la solution. La solution n’est pas pour nous rassurer, mais pour nous permettre d’agir en conscience et de comprendre que le chemin que l’on prend est le choix que l’on a fait.
Par Mary Gohin
J’ai commencé le livre que je me suis promise d’écrire sur la reconversion et son accompagnement. Le premier chapitre tente de définir le type de reconversion que j’accompagne. On parle de reconversion industrielle et de reconversion volontaire. Mais ce n’est pas suffisant comme délimitation.
La reconversion industrielle serait la reconversion rendue obligatoire après un licenciement ou toute rupture de parcours décidé par l’employeur ou la vie.Ce serait la reconversion qui tomberait sur la vie, sans préparation.
La reconversion volontaire serait celle décidée par la personne elle-même en dehors de tout événement professionnel ou personnel.Ce serait la reconversion née d’un malaise ou d’un besoin.
Mais il m’arrive d’accompagner des reconversions qui ont été décidées après un événement personnel (déménagement, divorce, veuvage…) ou professionnelle (licenciement) et ces personnes qui viennent me voir, viennent avec la certitude qu’il est nécessaire de changer. Même si elles ne savent pas ce qu’elles peuvent faire ou envie de faire, si elles ne savent pas vers quoi aller pour changer, même si l’idée de la reconversion déclenche des inquiétudes, des doutes, des peurs, ces personnes sont persuadées qu’il leur est indispensable de trouver une autre voie professionnelle. Il s’agit bien alors de reconversion volontaire.
La cause n’est pas en cause. La cause n’est que la goutte du vase plein, celle qui déborde et fait réagir. Et l’essentiel dans l’aspect volontaire d’une reconversion est de peser cette volonté de changement qui va aller de l’idée vers l’action.
Si vous lisez cet article et si vous vous êtes reconvertis, j’aimerais avoir votre avis si cet aspect de la définition. Qu’est ce qu’une reconversion volontaire ?
Par Mary Gohin
La psychologie positive se centre sur les facteurs qui permettent à certaines personnes d’avoir une vision positive dans leur existence, et d’être confiant dans leur capacité à agir et ainsi de mieux résister à l’adversité, d’avoir une meilleure résilience.
La psychologie comportementale a démontré qu’un nouvel apprentissage permet de modifier un comportement acquis. Et cet apprentissage peut être mis en Å“uvre dans une démarche de coaching. On apprend alors à avoir un meilleur sentiment de contrôle face à son environnement. On donne du sens aux points forts pour les renforcer et on fait l’apprentissage de l’action.
Par Mary Gohin
C’est sans doute l’amour le plus difficile à comprendre, à admettre. C’est cet amour qui est à la base de l’estime que l’on se porte.
Si on se rencontrait soi-même au cours d’un dîner, d’une discussion, qu’est-ce qui nous attirerait chez nous ? Qui est on, comme personne bien ? Les qualités qui permettent de s’aimer sont difficiles au premier abors à trouver, à décrire, à expliquer, à commenter. Pourtant ce sont celles là qui nous permettent d’avancer, de prendre le chemin que l’on désire.
J’aime rechercher avec celui que j’accompagne ces qualités qui font que la personne est une bonne personne, une personne aimable parce que cette recherche va appuyer la mise en oeuvre du projet ou la résolution du conflit.
S’aimer c’est le chemin vers l’amour de l’autre.
Par Mary Gohin
La personne qui envisage une reconversion est plus dans une problématique de ne plus faire, ne plus poursuivre ce qu’elle vit. Autrement dit, il y a à la base un choix à faire, dicté par une voie à écarter. Cette problématique pourrait paraitre mineure par rapport à d’autres paramètres qui entrent en jeu et qui deviennent incontournables dans le cas d’une reconversion : la famille et le revenu. Souvent la personne qui se reconvertit a déjà fondé une famille et les revenus qui proviennent du métier qu’elle a très envie de quitter sont devenus indispensables au ménage pour des problèmes de charges incompressibles. Dans ce cas, la personne n’est plus à voir dans son individualité, mais dans une dynamique sociale.
C’est pour cette raison qu’il m’est souvent facile de dire à un jeune qui vient me voir que la démarche de coaching qu’il entreprend pour l’accompagnement au choix de métier est une démarche courte, de 2 à 5 séances. Et c’est pour cette raison, que je ne peux rien dire de la durée d’une démarche de reconversion.
Par Mary Gohin
Le système scolaire fait pression sur les jeunes et les familles pour déterminer au plus vite un choix d’orientation, sous entendu un choix de carrière, un choix voie professionnelle.
Certains s’en sortent très bien parce qu’ils ont déjà une idée précise de ce qu’ils désirent. Là la question est pour eux et leur entourage posée en terme de possible et pas possible. D’autres (la majorité malheureusement) se laissent guider soit par la famille, soit par le système lui même qui les place d’après leurs résultats scolaires, puis, face au choix à faire, ne savent pas du tout ce qu’ils aimeraient.
Dans cet article, je ne parlerai que de ceux qui ont des portes ouvertes devant eux (ils ont un choix d’orientation) et ne savent pas laquelle ouvrir. On pourrait penser que c’est le meilleur des cas et que leurs questions sont moins problématiques que celles des jeunes qui ne savent pas ce qu’ils veulent faire et sont déjà orientés vers une voie précise. C’est plus facile pour moi de parler de ceux là parce que ce sont eux qui viennent me voir ou que les parents m’envoient.
Dans ce cas, je vois des jeunes inquiets, mal à l’aise, parfois crispés. La porte qu’ils doivent franchir leur parait infranchissable ou même dangereusement franchissable. Passer de l’autre côté, s’orienter, c’est alors perdre ce que l’on connait, aller vers l’adulte professionnel. Leur estime, leur confiance est largement ébranlée. Il y a un train à prendre pour une destination précise inconnue, un trajet interminable et tout tracé.
Mon premier défi est de leur faire décrypter ce qu’ils aiment faire et non ce qu’il est possible de faire, c’est à dire de leur faire décourvrir leur objectif pour ensuite chercher les moyens de l’obtenir par la formation la plus adaptée à leur situation. Un métier n’est plus un choix définitif. Un parcours professionnel est de moins en moins unique.
On pourrait presque sans problème imaginer quelqu’un qui commence sa vie professionnelle comme jardinier, puis la poursuit comme peintre et la termine comme acteur. On pourrait imaginer un jeune qui a fait des études littéraires devenir illustrateur d’histoires. Il y a ce que l’on aime faire puis et seulement puis les moyens de mettre en oeuvre ce que l’on aime faire. Mais tout cela est possible si la confiance en soi le permet et si on prend conscience que notre chemin est évolutif.
Par Mary
On ne peut pas envisager l’étude de l’orientation comme celle de la reconversion. Certes, il s’agit toujours de choix professionnel, de positionnement dans le monde du travail par rapport à ses intérêts, à ses aptitudes. Mais là s’arrête la comparaison. Du moins, pour mon travail, à moi, qui est l’accompagnement d’une personne dans ce choix.
Pour l’orientation, la demande est le choix de la formation. Il y a alors souvent confusion entre le but et le moyen. Le but est un choix de vie, le moyen est le choix de ces quelques années où on va apprendre à devenir ce que notre choix de vie nous impose. Le choix de vie est très personnel, très subjectif. Le choix de la formation est imposée par le lieu, l’argent, la sélection… Quand je travaille avec un jeune qui souhaite comprendre ce qu’il a envie de faire, la démarche est souvent brève (3 à 5 entretiens) et s’appuie sur des outils précis. Les tests d’orientation peuvent être des réponses suffisantes.Même si le jeune a beaucoup plus de difficultés à se projeter sur un futur professionnel parce que, pas définition, il n’a pas encore l’idée d’une définition de ce qu’est une vie professionnelle, le jeune est ouvert, il a souvent l’appui des siens, il a des rêves, il a des espoirs…
La reconversion est tout autre. La personne qui vient me voir sait ce qu’elle ne veut plus, mais elle ne sait pas encore distinguer si elle ne veut plus le poste qu’elle occupe ou le métier qu’elle a appris. C’est donc le premier travail que nous entamons ensemble. Ensuite, vient la question des rêves, des espoirs et des compétences acquises ou à acquérir encore. Les rêves sont perturbés par le malaise, les espoirs par les contraintes de la vie, les compétences par celles qui sont confondues avec celles utilisées dans le cadre de l’emploi qui a créé le malaise. Le travail est alors plus long et la progression vers le but plus lié avec un développement personnel. Tout est en jeu, parce que tout est enjeu. De là , nait alors la grande question des bilans de compétences. Ces bilans peuvent ils prendre réellement en compte tous ces paramètres ? Il n’y a plus un outil, mais des outils, outils adaptés à la personne elle même qui sied à l’un et ne sied pas à l’autre.
Mais ce que je peux dire sur ce bref commentaire est que ces deux pans de mon travail est passionnant et qu’il n’y en a pas un que je préfère à l’autre.